Assainissement individuel : Zéolite vs Coco

Bonjour,

Voila maintenant quelques jours que je suis sur ce problème, quel solution pour notre assainissement individuel de filtration compact mettre en place, tous en gardant les même principe que la maison passive, c’est à dire peut être payer légèrement plus cher à l’achat, mais diminuer au maximum les coût d’entretien et de fonctionnement dans le temps.

La solution Coco :

 


Principe de fonctionnement : Le principe repose sur l’utilisation d’un milieu filtrant accessible à l’air constitué de copeaux de coco qui combinent les propriétés de filtration, d’adsorption, d’absorption et de biofiltration.
L’eau usée, ayant préalablement subi un prétraitement dans la FTE, percole sur le milieu filtrant colonisé par des micro-organismes aérobie. A la base, elle peut :
a. soit être infiltrée directement dans le sol sous-jacent si celui-ci présente les caractéristiques
nécessaires,
b. soit être récupérée par des drains et rejetée dans le milieu superficiel ou ailleurs.

Les eaux sont réparties sur la surface du filtre au moyen d’un auget basculant et d’une plaque perforée.
Autorisation de rejet nécessaire : oui, dans le cas de sols non perméables. L’infiltration des eaux traitées
est possible à la base du dispositif pour les sols perméables. La surface d’infiltration nécessaire dépend de la
perméabilité du sol.
Dimensionnement : il existe des modules de 5, 6 ou 8 E.H. Vérifier en fonction de l’agrément délivré pour la
gamme. Le module le plus grand mesure 2,4 m de large et 3,7 m de long. Idem
Rendement épuratoire : données fournies par le constructeur :
DBO5 < 5 mg/l MEST < 5 mg/l NGL < 45 mg/l DCO < 50 mg/l
NO3 : 33 mg/l NK : 11 mg/l Abattement bactériologique : 2 log

Contexte d’installation :

  • Surface nécessaire au dispositif : emprise au sol de 1,3 m² / EH
  • Electricité : pas de consommation énergétique
  • Perte de charge (pente minimum nécessaire) : importante 1 m environ
  • Adaptabilité aux variations de charge (hydraulique/organique) : Sensible aux variations de charges organiques, uniquement des eaux usées domestiques sont admises.
  • Mise en œuvre : technique
Entretien (maintenance, exploitation): 
  • Vérification hebdomadaire du fonctionnement.
  • Renouvellement des copeaux de coco tous les 10 ans : enlèvement par aspiration, sous produits valorisables en unité de compostage (après traitement spécifique).
  • Scarification du lit de copeaux tous les ans (par un professionnel)
  • Vérification mécanique de l’auget basculant. Inspection et nettoyage annuel des répartiteurs.

Durée de vie : Aucun recul sur cette nouvelle technique
Suivi des performances de la filière : analyse du rejet après épuration, si le système est drainé.
Aspects Financiers :

  • Coûts d’investissement HT : (coût total de la filière : dispositif, pose, terrassement) 7000 à 7500 euros HT
  • Coûts de fonctionnement : (électricité, maintenance, contrat d’entretien) Environ 150 euros/an (contrat d’entretien)
  • Coûts d’entretien (vidange) : 200 à 300 € par vidange lorsque les boues occupent 50 % du volume utile
  • Coûts de renouvellement des matériaux Estimé à 1400 euros/10ans

Cout Total sur 20 ans :
7500 € HT à l’achat ( 8970€ TTC )
(150 x 20) + (1400 x 2) = 5800 € TTC de coût d’entretien
Soit 14770 € TTC 

La Solution zeolite :

 


Principe de fonctionnement : Il s’agit d’une épuration réalisée par un sol reconstitué appelé « massif filtrant ». Le matériau filtrant utilisé est composé de zéolite naturelle de type chabasite, placée dans une coque étanche. Ce massif filtrant est composé de deux couches : la première, en profondeur, d’une granulométrie fine (0,5-2 mm) et la deuxième, en surface, d’une granulométrie plus grossière (2-5 mm). Après tassement, le filtre a une épaisseur de 50 cm.
Le système de répartition et d’épandage de l’effluent est bouclé et noyé dans une couche de gravier roulé. Il est destiné à assurer la diffusion de l’effluent et recouvert d’un géotextile.
Le réseau de drainage est noyé dans une couche de gravier roulé, protégé de la migration de la zéolite par une géogrille. L’épaisseur de cette couche est de 15 cm au moins.
L’aération du filtre est assurée par des cheminées de ventilation : deux en amont piquées en profondeur et deux en aval piquées en surface du filtre.
Au regard de son principe de fonctionnement, le filtre à zéolite peut se classer parmi les cultures fixées sur supports fins en conditions non saturées.
Autorisation de rejet nécessaire : oui si rejet en milieu hydraulique superficiel
Dimensionnement : La zéolite utilisée ayant une granulométrie supérieure à celle du sable, le traitement se
réalise dans une couche moins épaisse de matériaux filtrants (40 à 50 cm). De plus, la zéolite possédant des surfaces d’échange très importantes, elle confère au massif filtrant des propriétés de porosité plus importantes que le sable et des surfaces de filtre plus réduites sont préconisées par les fabricants. La surface minimale du filtre doit être de 5 m2, soit une surface spécifique de l’ordre de 1.0 m²/EH. Ce dispositif est ainsi répertorié comme filière compacte.
Comme toute filière drainée, ce dispositif nécessite un exutoire ou d’avoir recours à des tranchées de dissipation.
Rendement épuratoire : Cette filière peut atteindre des rendements supérieurs à 90% pour les MES et la

DBO5. Des données de suivi du Conseil général des Pyrénées Atlantiques donnent MES=9 mg/l et DBO5=10 mg/l.

Contexte d’installation :

  • Surface nécessaire au dispositif : entre 15 et 25 m² Attention : si la perméabilité est supérieure à 10 mm/h et la surface disponible suffisante, il est nécessaire de prévoir une surface supplémentaire pour évacuer les eaux usées traitées par infiltration. Réseau ASNC « Réseau Rhône Alpes des acteurs de l’ANC » – GRAIE – Version 1 – Sept 2011 – Document de travail évolutif 21
  • Electricité : non sauf si la mise en place d’une pompe de relevage est nécessaire
  • Perte de charge (pente minimum nécessaire) : importante, environ 80cm, nécessite un mode d’évacuation, gravitaire si possible.
  • Adaptabilité aux variations de charge (hydraulique/organique) : inconnue
  • Mise en œuvre : Technique (simple mais soignée réalisée par un professionnel agréé pour certaines marques).

Entretien (maintenance, exploitation) : Vidange de la fosse potentiellement moins fréquente du fait de l’utilisation d’une FTE de 5000 litres. Nettoyage des regards et maintien des cheminées de ventilation en bon état.
Durée de vie : Peu de recul
Suivi des performances de la filière : Possibilité d’effectuer un suivi sur la qualité des rejets (filière drainée).

Aspects Financiers :

  • Coûts d’investissement HT : (coût total de la filière : dispositif, pose, terrassement) Entre 8 000 et 10 000 € HT (fourniture et pose) en fonction du type de terrassement et de la nécessité d’effectuer des tranchées de dissipation.
  • Coûts de fonctionnement : (électricité, maintenance, contrat d’entretien) Pas de coût énergétique si les écoulements se font en gravitaire.
  • Coûts d’entretien : (vidange) 200 à 300 € par vidange lorsque les boues occupent 50 % du volume utile
  • Changement du garnissage du filtre : (de la zéolite) après colmatage, estimé à 4000€.

Cout Total sur 20 ans :
10000 € HT à l’achat ( 11960€ TTC )
4000 € TTC de coût d’entretien
Soit 15960 € TTC 

source : RES’EAU ASNC

Conclusion :

Tous dépendra du prix d’installation de la solution, car d’un point de vue entretien la zeolite est moins cher de quasi 2000 €, sur les devis que j’ai pour l’instant pu avoir, on m’as proposé un ensemble zeolite à 8700 € HT, et un ensemble coco à  8200 € HT.

Voila en espérant que cela puisse servir a quelqu’un d’autre.

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